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  • Très bien, merci

    3b6790770b8ac243d19e04c8e2e5d9fa.jpgAvec: Gilbert Melki, Sandrine Kiberlain

    Réalisateur: Emmanuelle Cuau (France)

    Année: 2007

    Comédie dramatique. Un couple uni à la vie tranquille bascule dans le cauchemar suite à un petit rien...La machine implacable de l'administration, kafkaïenne, aura bien des conséquences. Film politique s'il est en, d'aucun pourrait trouver le trait forcé, les comédiens sont cependant tellement justes et la mise en scène humoristique que l'on oublie le côté caricatural. Le tout s'enlise quelque peut sur le dernier tiers mais la réalisatrice réussit à terminer sur une pirouette...totalement immorale et excellente qui sauve le film. Un bémol à la réflexion sur cette analyse et interprétation (appartement immense et cossu pour des emplois "moyens") très bobo gauche caviar à mon sens...Cependant, depuis que j'ai vu ce film, un de mes amis a vécu une "atmosphère" similaire suite à une visite au poste, prolongée par une petite nuit de garde à vue...et malheureusement, le film ne semble pas exagéré sur ce point, les sarko flics sont inquiétants!!

    Note : 7/10

  • Un Conte de Noël

    182640073.jpgAvec: Catherine Deneuve, Jean-Paul Roussillon

    Réalisateur: Arnaud Desplechin (France)

    Année: 2008

    Comédie dramatique. Ca se passe à Roubaix en famille, à Noël, moment propice aux règlements de comptes comme tout le monde le sait et ça s'étale sur 2h30. C'est long, très long. Une idée de base intéressante mais traitée de manière manichéenne: l'enfant non aimé est celui qui pourra sauver sa mère... ouh, la, la, entre temps tous les personnages fument et boivent à outrance, sans compter une haine inexpliquée et exagérée. Sinon, impossible de s'attacher aux personnages (malgré les acteurs qui font de leur mieux), déjà les parents, Abel et Junon, rien que les prénoms, pas crédible, ensuite le trait est forcé, aucun amour filial, rien, nada, les parents sont appelés par leur prénom, ils saluent sans se toucher, ect... Quant au cadre, l'histoire est posée à Roubaix (mode Ch'tis?) sans analyse aucune, cela ressemble plus à un intello parisien qui se dit et si on allait à Roubaix? Une bourgeoisie du nord avec la mère habillée comme dans des défilés, les mômes qui se trompent sans que cela ne choque personne, ni même leurs enfants (tonton est dans le lit de maman et alors?) sans compter la copine de l'arrière grand-mère qui était lesbienne of course. Ridicule, non crédible, personnages froids tandis que la mise en scène est odieuse, un exercice de style, regardez comme je sais bien faire et on se retrouve avec des zooms, des plans coupés, des styles de musique qui n'ont rien à voir et une opération filmée à la mode réaliste sur fond de musique d'ascenseur. A la réflexion, détestable... mais la critique parisienne se pâme, bien entendu!

    Note: 2/10

  • Conversation(s) avec une femme

    medium_18604049.jpgAvec: Helena Bonham Carter, Aaron Eckhart

    Réalisateur: Hans Canosa (GB, EU)

    Année: 2006

    Comédie dramatique / Romance. Un très beau film sur les relations de couple ou plutôt d’anciens amants et le passé qui resurgit… juste et intelligent avec un couple qui fonctionne à merveille (j’aime beaucoup cette actrice). Très réussi, à voir.

    Note: 9/10

  • Violence des échanges en milieu tempéré

    85bf0016b85ea5ad00d8b3b9a0536e46.jpgAvec: Jérémie Renier, Laurent Lucas

    Réalisateur: Jean-Marc Moutout (France)

    Année: 2004

    Comédie dramatique. Vu par Thalie & Alex, leur impression: et non ce n'est pas un remake de "Ressources Humaines", donc assez original dans l'approche du milieu professionnel, arrive à faire ressortir un intérêt pour la vie quotidienne d'un jeune cadre consultant. Démontre comment les choses les plus quotidiennes peuvent avoir des conséquences à court ou long terme (si j'ai bien retranscrit ce que m'a dit Alex). Pour Thalie: super et réaliste. On peut conclure par: allez le voir!

    Note: 8/10

  • Les Yeux secs

    medium_18377266.jpgAvec: Siham Assif, Khalid Benchegra

    Réalisateur: Narjiss Nejjar (Maroc, France)

    Année:  2004

    Film marocain portant sur la vie effroyable de ce village de prostituées perdu dans les montagnes (c’est malheureusement réel).

    Paysages magnifiques, douleur de ces femmes…scénario bien ficelé, actrice principale extraordinaire (magnifique), des longueurs….mais on pardonne.

    Le film a fait un sacré remue ménage à sa sortie au Maroc…car il ne faut pas montrer ces choses là…évidemment, donc au contraire, il faut aller le voir, salutaire je pense.

    Note: 8/10 

     

     

  • Le Violent

    medium_ti_violent2.jpgAvec: Humphrey Bogart, Gloria Grahame

    Réalisateur: Nicholas Ray (EU)

    Année: 1950

    Drame. Bogart joue un scénariste très nerveux, soupçonné de meurtre, interprétation nickel, ambigu à souhait. Surprise, bon suspens, ça tient parfaitement la route. Pour les cinéphiles, à voir absolument.

    Note: 7/10

     

  • Trois enterrements

    medium_18452675.jpgAvec: Tommy Lee Jones, Barry Pepper

    Réalisateur: Tommy Lee Jones (Etats-Unis)

    Année: 2005

    Drame. Coup de chapeau pour un premier film étonnant et rondement mené. Je vous résume l’histoire : un mexicain est tué au Texas et son ami fait déterrer le corps par l’assassin pour aller l’enterrer sur sa terre natale. Cette épopée nous permet de découvrir des paysages splendides. Outre la leçon sur l’amitié, le sens des valeurs, la réflexion sur la vie, c’est un vrai bonheur de voir un film américain politiquement incorrect : tout le monde il fume, notamment les femmes, tout le monde il baise, en particulier les femmes mariées…et surtout le film aborde un sujet brûlant comme ce soleil du Texas : l’immigration clandestine, les passeurs, le rêve américain. Le tout emmené par de très grands acteurs dont le réalisateur (Prix d’interprétation masculine à Cannes) et Barry Pepper qui a quelque chose de Christopher Walken, bref il est formidable de même que les seconds rôles et…le mort ! Prix du scénario à Cannes. Incontournable.

    Note: 10/10

  • Le Secret de Brokeback mountain

    medium_18463379.jpgAvec: Heath Ledger, Jake Gyllenhaal

    Réalisateur: Ang Lee (Etats-Unis)

    Année: 2006

    Drame/Romance/Western. Et oui à force de chevaucher dans la nature, il fallait s’y attendre…ok, facile, je plaisante, justement sujet ambitieux et courageux servi par des paysages magnifiques, un acteur excellent…tandis que l’autre imite John Wayne, mais voilà, tout le monde n’est pas Wayne et non (et encore moins Mitchum, mon chouchou, oups pardon je m’égare). Sinon, ça commence bien mais on s’ennuie sur la seconde partie du film, trop écrit, attendu, lent, lourd, malgré des personnages très justes, dommage. Le tout magistralement plombé par une musique catastrophique. En matière de western dernièrement, je conseille « Trois Enterrements ». Tout de même Lion d’Or 2005 et Oscar meilleur réalisateur, si, si, dingue!. Pour les amateurs.

    Dans l’ordre de réception, commentaires de Clément puis de Reynald :

    « Sur BROKEBACK MOUNTAIN, je ne partage pas du tout ton avis Carole, les acteurs sont brillants de réalisme. Le réalisateur a parfaitement réussi à ne pas tomber dans les clichés d'un film gay, pas de scène de sexe, pas de militantisme, une simple histoire d'amour entre 2 hommes. Egalement un très bon portrait de ce milieu très "macho", on fait du rodéo et on salue les filles avec son chapeau...point barre! Cette homosexualité que les 2 personnages tendent à repousser, l'amour qui lie les 2 personnages et qui peut se lire dans les yeux des très bons acteurs. Et la fin, sublime, les parents, qui acceptent malgré tout! J'ai trouvé ce film vibrant, le seul à m'avoir fait réagir depuis THE HOURS! ».

    « Brokeback : pas de ton avis, et c'est amusant car la plupart des gens que je connais et qui se sont ennuyé avec Brokeback c'est sur sa première partie... mais bon je ne trouve pas la 2e partie longue lourde et barbante bien au contraire, très vrai, et pour les gens qui vivent ce genre de situation cela montre bien le parcours du combattant. Attendu et bien oui car c'est en général la ligne directrice de la majorité de ces histoires de garçons qui s'égarent, remarque cela change un peu car de nos jours les choses de la vie sont un peu plus faciles pour notre jeunesse, encore que... Quant à la musique je la trouve sobre minimaliste ne tombant pas dans le pathos (sans grandes envolées lyriques, cela repose) et juste un brin bien choisi du folklore... »

    Et bien non toujours pas…justement parce que déçue qu’un film au sujet si ambitieux ne soit qu’en partie réussi. Avec un tel sujet, il fallait un chef d’œuvre et je trouve ce scénario trop « préparé », comme si le sujet lui brûlait les doigts. Conclusion : le film ne part jamais vraiment malgré un début prometteur et ne se libère pas, on se ressent pas suffisamment cette pression sociale, la tension, le désespoir…j’arrête de toute façon on ne tombera pas d’accord !!

    Note: 5/10

  • Le Convoyeur

    medium_18373916.jpgAvec: Albert Dupontel, Jean Dujardin

    Réalisateur: Nicolas Boukhrief (France)

    Année: 2004

    Drame / Policier. Une idée plutôt originale qui fait un très bon film. Albert Dupontel est impressionnant (et sacrément musclé, incroyable... mettez-vous à la muscu les mecs, on en redemande!), c'est vraiment très bien, bon scénario, acteurs excellents (toujours un bonheur de voir Berléand), bon suspens... radical! Et si ça semble un peu long au début, c'est à dessein, si, si et ensuite ça part à fond (et ça pète dans tous les sens). A voir... absolument? On va dire oui, absolument.

    Note: 9/10

  • Monster

    cf8cc94c78ae500355786725cbe6b374.jpgAvec: Charlize Theron, Christina Ricci

    Réalisatrice: Patty Jenkins (EU)

    Année: 2004

    Drame / Biopic. Arnaud, critique rédigée sous influence... il le dit lui-même (influence de qq hectolitres de houblon!):

    Plutôt que de discuter de Monster on aurait plutôt envie de reparler de "Boys don't cry", le film  qui 5 ans plus tôt eut le même effet de couronner une actrice transformiste aux oscars (Hilary Swank à l'époque). Les deux films ont en commun l'amour transgenre et l'univers glauque (et tellement tendance, voir les blousons H&M spécial "chasse aux écureuils") des honkies. Rappelez-vous comment Kimberly Peirce arrivait à transcender le fait divers pour raconter une vraie histoire d'amour touchante au-delà de l'anecdote. De son précédent oscarisé Monster n'a retenu que le pathos convenu de l'Amérique profonde et quelques canettes de bières. A défaut d'un vrai regard on y découvre la digestion cynique du cinéma indépendant américain par Hollywood. Ici tout est calculé. De la photographie crade à la "Henry portrait of a serial killer" jusqu'au final ultra-convenu repompé sur "Comme un chien enragé". Que dire de Charlize Theron, la soit disant pute des highways, quand on la voit pincer ses clopes, comme Bogey, entre le pouce et l'index, accoudée au comptoir des pire boui-bouis. On sent le professeur de comédie penché sur son épaule à chaque instant. Pourtant Charlize vaut mieux que ça. Dans "The Yards" elle incarnait à la perfection l'anti-Angelina Jolie. Alors pourquoi s'est-elle faite ici la tête du père de sa rivale, Jon Voight, dans "Heat" (mêmes gueule bouffie et cheveux filasses)? Ne pas s'y tromper : on est ici dans la pure tradition à la De Niro où le "génie" de l'acteur transpire à grosses gouttes au travers du maquillage. En fait, la vraie surprise vient de Christina Ricci, la seule vraie comédienne du film, ou peut-être le seul personnage que la réalisatrice a jugé bon de laisser exister. « Elephant » moins le savoir faire (et pourtant j'AIME Gus Vant Sant), Monster prolonge cette tradition récente des "dossiers de l'écran" made in USA, où les sujets ne sont pas traités mais justes cadrés ou photographiés. Bref, produits. On en vient à rêver ce que le film aurait pu être: un film de seconds rôles sur les seconds rôles de l'Amérique. Mais ce film existe déjà.

    Sans épiloguer beaucoup, suis totalement d'accord, elle est vraiment exaspérante et ça gâche le film (d'ailleurs j'ai envoyé un mail au "Masque et la Plume " et ils l'ont lu, si, si, la classe... même qu'Arnaud s'est foutu de moi...).

    Note: 5/10