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30.11.2007
Gabrielle
Avec: Isabelle Huppert, Pascal Greggory
Réalisateur: Patrice Chéreau (France)
Année: 2005
Drame. Avec Isabelle Huppert (très bien mais qui commence aussi à être tapée pour jouer un tel rôle) et Pascal Greggory, ils sont très, très bien. Dialogues impeccables, image superbe (de très beaux plans, presque des tableaux), histoire classique mais irréprochable (d’après une nouvelle de Joseph Conrad)…le tout plombé par une musique insupportable et des changements noir et blanc / couleur trop « lourds ». Le film est trop théâtralisé, les textes sont dits, tout est trop parfait en somme, tel un bijou très beau, très cher…et inaccessible. Pourtant, j’ai bien aimé, le couple fonctionne, et certains moments de tension valent le détour. Du théâtre au cinéma…pour les amateurs.
Note: 6/10
23:00 Publié dans Films F-G | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : drame, france
25.11.2007
Gentille
Avec: Emmanuelle Devos, Lambert Wilson
Réalisatrice: Sophie Fillières (France)
Année: 2005
Comédie. C’est terrible comme ce titre est bien choisi, ce film est…gentillet en effet. Et c’est bien dommage: bonne base avec un scénario intéressant mais finalement trop faible pour tenir un long métrage, ce qui amène plus une compilation de « moments », séquences heureuses (monologue de Michael Lonsdale formidable), amusantes ou…pathétiques. Les acteurs portent le film et sont servis par de très bons dialogues mais l’ensemble est incohérent et le tout s’étiole malgré un très bon début. Peut mieux faire dit la maîtresse d’école.
Note: 3/10
22:35 Publié dans Films F-G | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : comédie, france
22.11.2007
Gloria
Avec: Gena Rowlands, John Adames
Réalisateur: John Cassavetes (EU)
Année: 1980
Thriller / Comédie dramatique. Suite à un règlement de compte mafieux, un jeune garçon va se retrouver confié à une ancienne call girl pas très au fait des enfants. S'ensuit une cavalcade sans fin avec les gentils, elle et lui, et les méchants, les hommes de la Mafia à leur poursuite. Bon sujet, ça commence sur les chapeaux de roues, un enchainement de courses - hôtels - taxis, etc... Malheureusement l'acteur jouant l'enfant est mauvais (la faute aux dialogues?) et le binôme ne convainc pas tandis que la poursuite s'essouffle et se termine sur une scène bien gentillette. Honorable, sans plus. Pour mémoire: Lion d'Or au festival de Venise.
Note: 6/10
19:06 Publié dans Films F-G | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : thriller, comédie-dramatique, eu, festival-venise, cassavetes
20.11.2007
Good Nigt, and Good Luck
Avec: David Straithairn, George Clooney
Réalisateur: George Clooney (EU)
Année: 2006
Historique / Drame. La reconstitution est minutieuse, l’image superbe, subtile mélange d’images d’archives et de scènes. Sobre, noir et blanc, très bien construit, scénario impeccable. Très instructif, passionnant de voir l’implacable stratégie mise en place par McCarthy (sénateur au regard bovin, c’est impressionnant). Rien à dire, c’est audacieux, net et efficace. Incontournable.
Voici le commentaire de David V. qui n'est pas d'accord du tout:
« Je t'écris pour te signaler un nouveau désaccord, mais radical cette fois : l'objet en est le film de Clooney dont tu penses beaucoup de bien, et moi beaucoup de mal. Tu évoques longuement la qualité des images, mais il s'agit d'un leurre à mon avis. C'est un premier film : Clooney y porte à la fois les défauts impardonnables du cinéma à grand spectacle, celui qu'il connaît de près -film archi découpé, plans qui ne durent jamais plus de 15 secondes- et s'y pare des plumes du paon, en imaginant qu'il suffit du noir et blanc et d'une photo léchée pour faire un film d'auteur. Eh bien non! La façon dont il cherche à créer des atmosphères m'a semblé -ainsi qu'à ma tendre moitié- insupportable de facilité : pour évoquer une réunion de travail, on sur découpe la séquence, on fait se mêler des voix au timbre très décidé, comme si un brainstorming consistait à parler tous les uns en même temps que les autres. C'est voulu, durant ces séances de travail, les acteurs parlent si vite qu'il est quasiment impossible de considérer de quoi il retourne. En contrepoint, la seule scène de détente -dans le café- témoigne d'un manque d'inventivité certain : était-il vraiment besoin de SURLIGNER ce moment par une musique très enjouée, quand tout le reste du film est rythmé par des rythmes languissants? Les scènes intimes sont NECESSAIREMENT chuchotées (cf. le couple non officiel) ; la solitude du présentateur de l'émission est mise en exergue par un silence de plusieurs secondes, à la fin de chaque enregistrement, où on le voit méditer sur la portée incroyable et l'audace de ce qu'il vient de faire. Tout ça me semble d'un tarte à la crème...Que penses-tu des dialogues? Leur qualité, leur vérité ne m'ont pas ébloui, au contraire. Ils contribuent à rendre le film incompréhensible pour qui ne connaît pas le maccarthysme. Mon avis est que ce long métrage souffre de défauts typiquement hollywoodiens : un sujet fascinant (a burning issue) y est abordé sans explication aucune, sans grâce et, in fine, ce qui peut sembler paradoxal, avec beaucoup de superficialité. Le spectateur du film ressemble à un vacancier venu sur la plage pour se baigner (un film sur le maccarthysme, et comment un animateur en vint en partie à bout), mais à qui un sauveteur interdirait de faire autre chose que se mouiller les pieds dans l'eau. Quelle frustration! L'erreur est de s'être refusé à représenter l'adversaire autrement que par des documents d'archives. La bête demeure figée, REGARDEE de loin, l'affrontement y perd toute dimension épique, tout incertitude. Rien dans le film ne laisse croire une seconde que le combat de l'homme des media pourrait échouer. On en vient à espérer que le sénateur remporte une manche pour corser la partie. Rien ne m'a ému -surtout pas le suicide de ce gauchiste pleurnichard toujours filmé de face, à hauteur d'homme, et joué par un acteur médiocre dans ce rôle-, rien ne m'a touché, rien ne m'a même chatouillé les neurones. Je suis sorti de là avec un sentiment d'insatisfaction total. En résumé : même pas un bon film à suspense, ni une docu-fiction intelligente. Rien qu'un film prétentieux. »
Désaccord profond sur ce film…ce à quoi j’ai répondu qu’il ne fallait pas s’attendre au documentaire du siècle de la part d’un acteur surqualifié en ficelles hollywoodiennes et sauf erreur de ma part, ce film n’a jamais eu pour ambition d’expliquer le maccarthysme. Ne connaissant pas très bien la période, je l’avoue, et assurément pas du tout comparé à David, j’étais tout simplement contente d’en apprendre sur le sujet même par un biais quelque peu orienté. Il aurait été évidemment formidable d’avoir un documentaire (un vrai) à l’appui comme pour le film Munich ainsi que je l’avais écrit. En conclusion : je maintiens la qualité de l’image….et à voir tout de même…si j’arrive à vous convaincre suite à ce message…
Note: 7/10
23:00 Publié dans Films F-G | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : historique, drame, eu
18.11.2007
MAJAN Raphaël
Pseudonyme d'un écrivain français né en 1963 à Saint-Sébastien, si l'on s'en réfère aux indications publiées par son éditeur. Fonctionnaire, il aurait travaillé au Ministère de l'Intérieur.
Chez l'oto-rhino (2004) - Les Contre-enquêtes du Commissaire Liberty (n°2)
Etonnant, dérangeant, détonnant... très bien écrit surtout et amusant, même si je n'accroche pas trop ce principe perfide (aurais-je donc une morale?... ou une réminiscence de morale judéo-chrétienne?)... on verra le prochain tout de même.
Note: 7/10
L'Apprentissage (2004) - Les Contre-enquêtes du Commissaire Liberty (n°1)
Plus que décalé, loufoque, car une fois n’est pas coutume mais le sérial killer est..le commissaire himself !!! Rigolo, très bien écrit et ça change un peu ! Quelques perles parce que ça vaut vraiment le coup : « Si on veut vraiment l’impunité zéro, plutôt un innocent en prison qu’un crime sans coupable » (pour Sarkozy vous croyez ?); « Il faut tuer utile »...petite leçon pratique et « Splendeurs et misères des assassinats »…Délicieusement immoral et incontournable !
Note: 8/10
Editeur: P.o.l.
23:20 Publié dans Livres - Polars français | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Polar, France
PERISSINOTTO Alessandro (Italie)
Auteur italien né en 1964 à Turin.
La Chanson de Colombano (2000)
Polar particulier qui se passe dans une vallée des Hautes Alpes en 1533. En fait, je suis sceptique, c'est intéressant, l'intrigue est bien menée, mais finalement rien de passionnant. Il est marqué en 4e de couverture que c'est dans la droite ligne du Nom de la Rose, et bien ça en est très loin, ça manque de suspens, d'une écriture enlevée...en conclusion moyen - moyen.
Note: 5/10
Editeur: Gallimard - Collection Folio Policier
23:12 Publié dans Livres - Polars historiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Polar-historique, Italie
COE Jonathan (GB)
Ecrivain britannique né en 1961 à Birmingham.
Testament à l'anglaise (What a Carve Up! - 1994)
A travers une famille fortunée, l'auteur dépeint et critique l'Angleterre de Tatcher. Ils sont tous affreux, arivistes, égoistes, affairistes...rien pour les sauver et pourtant on s'attache à cette saga servie par une plume féroce et drôle. Malheureusement la fin part un peu trop en vrille à mon goût mais cela n'enlève rien à la qualité du roman que je vous recommande fortement. Prix Femina étranger 1995.
Note: 8/10
Editeur: Gallimard - Collection Folio
23:00 Publié dans Livres - Romans étrangers | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Roman, GB
PERUTZ Leo (Autriche)
Ecrivain de langue allemande, né en 1882 à Prague et mort en 1957 à Bad Ischl (Autriche). Il était donc sujet de l'empire austro-hongrois. Il vécut à Vienne jusqu'à l'Anschluss en 1938. D'origine juive, il émigra en Palestine.
Le Cavalier suédois (1936)
Ca ne vous dit rien? C'est normal, auteur relativement peu connu en France et c'est bien dommage. Contemporain de Kafka, il est passionné d'histoire, d'investigation et de justice. Ce roman dépeint l'histoire étrange de l'échange de destin entre deux hommes. Ce livre est extrêmement bien construit, on est captivé, impossible de le lâcher. Très, très bien.
Note: 10/10
Editeur: Phebus - Collection Libretto
22:45 Publié dans Livres - Romans étrangers | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Roman, Autriche
EDWARDSON Ake (Suède)
Ecrivain et journaliste suédois né en 1953.
Danse avec l'ange (1997)
Polar suédois avec plein de meurtres affreux et bien entendu, qui est l’horrible tueur ??? En fait, j’en ai un peu marre de lire ce type de bouquin un peu stéréotypé, construit de la même manière : autour d’un meurtre ou des meurtres crapuleux (en général ça se répète, il faut bien tenir 200 pages), la description d’un policier héros (comme celui-ci, bien sous tous rapports) ou anti-héros (là, le policier est intelligent mais un looser dans la vie, genre les polars de Mankell, autre romancier suédois plus connu), et l’intérêt réside dans la description éventuelle de ce quotidien (quand c’est en Suède, au moins, ça nous change un peu). Oui, je m’égare, donc ce polar n’est ni mieux ni moins bien qu’un autre dans cette veine, il répond à ses objectifs et voilà. La conclusion : j’arrête d’acheter ce type de bouquin ou de polar, et puis comme je n’ai pas fini de lire tous les Westlake, on va en rester là.
Note: 4/10
Editeur: 10/18 - Collection Grands Détectives
21:05 Publié dans Livres - Polars étrangers | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Polar, Suède
Le Rêve de Cassandre
Avec: Colin Farrell, Ewan McGregor
Réalisateur: Woody Allen (EU, GB)
Année: 2007
Drame. Dernier opus de la trilogie britannique de Woody Allen...et là, c'est la chute. Un scénar intéressant avec de bons acteurs, enfin surtout Colin Farrell, malheureusement le suspens s'enlise tandis que la fin devient de plus en plus prévisible. Allen a dû mal à filmer les classes sociales, McGregor n'est pas crédible pour deux sous, bref ça ne prend pas. Dommage. Dans la même veine, deux frérots amenés au pire, le récent film de Lumet, est un chef d'oeuvre. Sans comparaison.
Note: 5/10
20:35 Publié dans Films Q-R | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Drame, EU, GB, Allen







