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  • Gomorra

    18957813.jpgAvec: Salvatore Abruzzese, Gianfelice Imparato,

    Réalisateur: Matteo Garrone (Italie)

    Année: 2008

    Policier / Drame. Film hybride tenant du documentaire et du polar qui prend place dans un immeuble de Naples, laid, en béton des années 60-70 avec des coursives sans fin rappelant efficacement la prison. Où l'on découvre que les malfrats ne sont que des petites frappes sans intérêt aucun, c'est là que réside tout l'intérêt et la force de ce film adapté d'un roman lui-même tiré de faits réels. Acteurs locaux plus vrais que nature, mise en scène digne d'un vrai polar. L'ensemble fait peur, très peur, le système politique est seulement aperçu à travers les malversations sur les déchets mais on se doute que tout le système est gangrené. Quelques personnages tournent le dos au système mafieux mais à quel prix! Réaliste, dur, peu d'espoir... à voir absolument. Grand Prix du Festival de Cannes amplement mérité.

    Note: 10/10

  • MAJAN Raphaël

    Pseudonyme d'un écrivain français né en 1963 à Saint-Sébastien, si l'on s'en réfère aux indications publiées par son éditeur. Fonctionnaire, il aurait travaillé au Ministère de l'Intérieur.

    9157d0cd0694f5ab2361e91f3977658e.gifChez l'oto-rhino (2004) - Les Contre-enquêtes du Commissaire Liberty (n°2)

    Etonnant, dérangeant, détonnant... très bien écrit surtout et amusant, même si je n'accroche pas trop ce principe perfide (aurais-je donc une morale?... ou une réminiscence de morale judéo-chrétienne?)... on verra le prochain tout de même.

    Note: 7/10

    62bec1a78f96203e0fd2e2e562aacc8b.gifL'Apprentissage (2004) - Les Contre-enquêtes du Commissaire Liberty (n°1)

    Plus que décalé, loufoque, car une fois n’est pas coutume mais le sérial killer est..le commissaire himself !!! Rigolo, très bien écrit et ça change un peu ! Quelques perles parce que ça vaut vraiment le coup : « Si on veut vraiment l’impunité zéro, plutôt un innocent en prison qu’un crime sans coupable » (pour Sarkozy vous croyez ?); « Il faut tuer utile »...petite leçon pratique et « Splendeurs et misères des assassinats »…Délicieusement immoral et incontournable !

    Note: 8/10

    Editeur: P.o.l.

  • PERISSINOTTO Alessandro (Italie)

    Auteur italien né en 1964 à Turin.

    3eb91155716b2b62807e93bb3ad1fd1c.gifLa Chanson de Colombano (2000)

    Polar particulier qui se passe dans une vallée des Hautes Alpes en 1533. En fait, je suis sceptique, c'est intéressant, l'intrigue est bien menée, mais finalement rien de passionnant. Il est marqué en 4e de couverture que c'est dans la droite ligne du Nom de la Rose, et bien ça en est très loin, ça manque de suspens, d'une écriture enlevée...en conclusion moyen - moyen.

    Note: 5/10

    Editeur: Gallimard - Collection Folio Policier

  • COE Jonathan (GB)

    Ecrivain britannique né en 1961 à Birmingham.

    68d4fb168eab02d97a096acc1b888a0d.gifTestament à l'anglaise (What a Carve Up! - 1994)

    A travers une famille fortunée, l'auteur dépeint et critique l'Angleterre de Tatcher. Ils sont tous affreux, arivistes, égoistes, affairistes...rien pour les sauver et pourtant on s'attache à cette saga servie par une plume féroce et drôle. Malheureusement la fin part un peu trop en vrille à mon goût mais cela n'enlève rien à la qualité du roman que je vous recommande fortement. Prix Femina étranger 1995.

    Note: 8/10

    Editeur: Gallimard - Collection Folio

  • PERUTZ Leo (Autriche)

    Ecrivain de langue allemande, né en 1882 à Prague et mort en 1957 à Bad Ischl (Autriche). Il était donc sujet de l'empire austro-hongrois. Il vécut à Vienne jusqu'à l'Anschluss en 1938. D'origine juive, il émigra en Palestine.

    b810ae4b20db36ab68a9aa80d230bf97.jpgLe Cavalier suédois (1936)

    Ca ne vous dit rien? C'est normal, auteur relativement peu connu en France et c'est bien dommage. Contemporain de Kafka, il est passionné d'histoire, d'investigation et de justice. Ce roman dépeint l'histoire étrange de l'échange de destin entre deux hommes. Ce livre est extrêmement bien construit, on est captivé, impossible de le lâcher. Très, très bien. 

    Note: 10/10 

    Editeur: Phebus - Collection Libretto

  • EDWARDSON Ake (Suède)

    Ecrivain et journaliste suédois né en 1953.

    0a2297780d7b2ea1838c177d65eb6206.gifDanse avec l'ange (1997)

    Polar suédois avec plein de meurtres affreux et bien entendu, qui est l’horrible tueur ??? En fait, j’en ai un peu marre de lire ce type de bouquin un peu stéréotypé, construit de la même manière : autour d’un meurtre ou des meurtres crapuleux (en général ça se répète, il faut bien tenir 200 pages), la description d’un policier héros (comme celui-ci, bien sous tous rapports) ou anti-héros (là, le policier est intelligent mais un looser dans la vie, genre les polars de Mankell, autre romancier suédois plus connu), et l’intérêt réside dans la description éventuelle de ce quotidien (quand c’est en Suède, au moins, ça nous change un peu). Oui, je m’égare, donc ce polar n’est ni mieux ni moins bien qu’un autre dans cette veine, il répond à ses objectifs et voilà. La conclusion : j’arrête d’acheter ce type de bouquin ou de polar, et puis comme je n’ai pas fini de lire tous les Westlake, on va en rester là.

    Note: 4/10

    Editeur: 10/18 - Collection Grands Détectives

  • Le Rêve de Cassandre

    169449c4f068b30aa9e409b82a6631f9.jpgAvec: Colin Farrell, Ewan McGregor

    Réalisateur: Woody Allen (EU, GB)

    Année: 2007

    Drame. Dernier opus de la trilogie britannique de Woody Allen...et là, c'est la chute. Un scénar intéressant avec de bons acteurs, enfin surtout Colin Farrell, malheureusement le suspens s'enlise tandis que la fin devient de plus en plus prévisible. Allen a dû mal à filmer les classes sociales, McGregor n'est pas crédible pour deux sous, bref ça ne prend pas. Dommage. Dans la même veine, deux frérots amenés au pire, le récent film de Lumet, est un chef d'oeuvre. Sans comparaison.

    Note: 5/10

  • GRISHAM John (EU)

    Auteur américain né en 1955 dans l'Arkansas.

    d081bfc52a6425e52167ccef095801fc.gifNon coupable (A Time to Kill - 1989)

    Allez savoir pourquoi, j’achète encore les derniers Grisham qui sortent en poche…et oui, ils se ressemblent un peu tous. Pour l’histoire : dans le tréfonds du Mississipi, une gamine noire sauvagement agressée par deux abrutis blancs…qui vont être tués par le père de la gamine, noir évidemment. L’intérêt réside dans la description de l’atmosphère et les mécanismes du Ku Klux Klan prêt à renaître à la moindre occasion. Sinon, côté plaidoirie avocats et Cie, un peu long mais ça se lit en diagonal et c’est pas mal.

    Note: 5/10

    Editeur: Pocket

  • SUTER Martin (Suisse)

    Ecrivain suisse alémanique né en 1948 à Zurich.

    68aa8555d8efb02e039a52bcc70b2086.gifSmall World (1997)

    Acheté au hasard à Vannes, conseillé par le libraire, et bien le libraire de Vannes est très bien (à côté du Monoprix, si vous passez par là..). L’histoire d’un « ami » d’une famille suisse (lire riche) qui vit aux crochets de celle-ci depuis l’enfance en tant qu’accompagnateur du fils de la famille. Et puis un jour, à la soixantaine, Alzheimer. Ses pertes de mémoire vont alors lui faire revenir des périodes de son enfance, et là, évidemment tout déraille. Bien fichu, pas mal écrit (traduit), agréable à lire, conseillé.

    Note: 7/10

    Editeur: Points

  • Thank you for smoking

    medium_18653616.jpgAvec: Aaron Eckhart, Robert Duvall, Katie Holmes

    Réalisateur: Jason Reitman (Etats-Unis)

    Année: 2006

    Voilà un vrai film américain avec de bonnes grosses ficelles à l’américaine…comme je le déteste ! En effet exaspérée par ce film certes pas désagréable à regarder mais à la réflexion, que de manipulation (à l’américaine, donc pas légère).

    Un film prétendant brosser le portrait d’un lobbyiste carnassier au service de la cigarette…sauf que pas l’ombre d’une cigarette durant tout le film ! Et pourtant je ne fume pas (ça pue !), mais là non, évidemment il a une gueule d’ange, évidemment il incarne le mythe américain du type qui a réussi sans bagage (mais à la réflexion, un tel personnage pouvait-il avoir fait une grande école ? réponse : non, trop de cynisme, là, il bosse pour la cigarette mais il fallait bien qu’il s’en sorte…).

    Le trait est grossier, le sujet faussement provocateur, le traitement léger (on ne reste que dans les grands thèmes), le tout reste bien dans les règles (donc pas de clopes, bouh d’ailleurs c’est hyper mauvais, anciens fumeurs mourants of course, industrie qui va dans le mur soi disant…) et n’a rien d’une satire. Détestable.

    Note: 3/10

  • Good Nigt, and Good Luck

    medium_18460478.jpgAvec: David Straithairn, George Clooney

    Réalisateur: George Clooney (EU)

    Année: 2006

    Historique / Drame. La reconstitution est minutieuse, l’image superbe, subtile mélange d’images d’archives et de scènes. Sobre, noir et blanc, très bien construit, scénario impeccable. Très instructif, passionnant de voir l’implacable stratégie mise en place par McCarthy (sénateur au regard bovin, c’est impressionnant). Rien à dire, c’est audacieux,  net et efficace. Incontournable.

    Voici le commentaire de David V. qui n'est pas d'accord du tout:

    « Je t'écris pour te signaler un nouveau désaccord, mais radical cette fois: l'objet en est le film de Clooney dont tu penses beaucoup de bien, et moi beaucoup de mal. Tu évoques longuement la qualité des images, mais il s'agit d'un leurre à mon avis. C'est un premier film: Clooney y porte à la fois les défauts impardonnables du cinéma à grand spectacle, celui qu'il connaît de près -film archi découpé, plans qui ne durent jamais plus de 15 secondes- et s'y pare des plumes du paon, en imaginant qu'il suffit du noir et blanc et d'une photo léchée pour faire un film d'auteur. Eh bien non! La façon dont il cherche à créer des atmosphères m'a semblé -ainsi qu'à ma tendre moitié- insupportable de facilité: pour évoquer une réunion de travail, on sur découpe la séquence, on fait se mêler des voix au timbre très décidé, comme si un brainstorming consistait à parler tous les uns en même temps que les autres. C'est voulu, durant ces séances de travail, les acteurs parlent si vite qu'il est quasiment impossible de considérer de quoi il retourne. En contrepoint, la seule scène de détente -dans le café- témoigne d'un manque d'inventivité certain: était-il vraiment besoin de SURLIGNER ce moment par une musique très enjouée, quand tout le reste du film est rythmé par des rythmes languissants? Les scènes intimes sont NECESSAIREMENT chuchotées (cf. le couple non officiel); la solitude du présentateur de l'émission est mise en exergue par un silence de plusieurs secondes, à la fin de chaque enregistrement, où on le voit méditer sur la portée incroyable et l'audace de ce qu'il vient de faire. Tout ça me semble d'un tarte à la crème... Que penses-tu des dialogues? Leur qualité, leur vérité ne m'ont pas ébloui, au contraire. Ils contribuent à rendre le film incompréhensible pour qui ne connaît pas le maccarthysme. Mon avis est que ce long métrage souffre de défauts typiquement hollywoodiens: un sujet fascinant (à burning issue) y est abordé sans explication aucune, sans grâce et, in fine, ce qui peut sembler paradoxal, avec beaucoup de superficialité. Le spectateur du film ressemble à un vacancier venu sur la plage pour se baigner (un film sur le maccarthysme, et comment un animateur en vint en partie à bout), mais à qui un sauveteur interdirait de faire autre chose que se mouiller les pieds dans l'eau. Quelle frustration! L'erreur est de s'être refusé à représenter l'adversaire autrement que par des documents d'archives. La bête demeure figée, REGARDEE de loin, l'affrontement y perd toute dimension épique, tout incertitude. Rien dans le film ne laisse croire une seconde que le combat de l'homme des media pourrait échouer. On en vient à espérer que le sénateur remporte une manche pour corser la partie. Rien ne m'a ému -surtout pas le suicide de ce gauchiste pleurnichard toujours filmé de face, à hauteur d'homme, et joué par un acteur médiocre dans ce rôle, rien ne m'a touché, rien ne m'a même chatouillé les neurones. Je suis sorti de là avec un sentiment d'insatisfaction total. En résumé: même pas un bon film à suspense, ni une docu-fiction intelligente. Rien qu'un film prétentieux. »

    Désaccord profond sur ce film… ce à quoi j’ai répondu qu’il ne fallait pas s’attendre au documentaire du siècle de la part d’un acteur surqualifié en ficelles hollywoodiennes et sauf erreur de ma part, ce film n’a jamais eu pour ambition d’expliquer le maccarthysme. Ne connaissant pas très bien la période, je l’avoue, et assurément pas du tout comparé à David, j’étais tout simplement contente d’en apprendre sur le sujet même par un biais quelque peu orienté. Il aurait été évidemment formidable d’avoir un documentaire (un vrai) à l’appui comme pour le film Munich ainsi que je l’avais écrit. En conclusion: je maintiens la qualité de l’image… et à voir tout de même… si j’arrive à vous convaincre suite à ce message…

    Note: 7/10

  • KHADRA Yasmina

    Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est un écrivain algérien né en 1955 dans le Sahara algérien. Officier dans l'armée algérienne, Moulessehoul a adopté un pseudonyme féminin pour échapper à la censure militaire et n'a révélé son identité qu'en 2001, après avoir quitté l'armée et s'être exilé en France.

    e039b562bad00fbbd0050deef9725492.gifLa Part du mort (2004)

    Prix du meilleur polar francophone. Je n’avais jamais lu cet auteur, ouf, je me suis rattrapée. Alger en toile de fond, Khadra ose critiquer l’intégrisme et la corruption généralisée. Passionnant pour les descriptions, réjouissant pour la plume, c’est très, très bien écrit et même si l’intrigue est quelque peu tirée par les cheveux, je vous recommande fortement la lecture de Khadra…et vais m’en acheter un autre de ce pas !

    Note: 7/10

    Editeur: Gallimard - Folio Policier
  • Bruxelles - bis

    Et encore une virée à Bruxelles, une!!!

    Je ne vais pas vous faire un parcours touristique, mais une petite liste des restos et bars, c’est plus sympa. Pour manger belge sur la Grande Place (quoi pour les touristes??) , le T Kelderke, 15 Grand’Place…c’est que du belge, et en fait moyen mon truc…à part les frites et les gaufres dont j’ai abusé tout le week-end.

    Ensuite, Chez Patrick, 6 rue des Chapeliers, dans le centre aussi, c’est un peu plus cher mais plus varié et très bon, l'endroit est accueillant...même si le patron se déplace pour vous demander pourquoi le plat n’est pas fini, euh…enfin, c’est que, c’est bon mais il y a trop !

    Le resto le plus sympa à mon goût est Fin de Siècle, rue des Chartreux, dans le centre. Le patron est impayable, la carte très variée, les tarifs  à fait corrects pour des assiettes énormes! D'ailleurs ça marche bien, c'est toujours plein.

     

    Côté bars nous avons un estaminet caché A l’Imaige Nostre Dame, 3 impasse des Cadeaux, difficile à trouver mais ensuite bière bien méritée ! Sinon, quartier des bars autour des halles Saint Géry avec le Roi des Belges...et surtout, mon préféré pour le soir (programme binaire comme on les aime : danse – bière – danse – bière…), Le Café central 14, rue Borgval, jusqu’au bout de la nuit ! Sans oublier bien sûr la Mort subite près de Grand'Place, incontournable.

    Pour finir, le bar incontournable à Saint-Gilles : L’Union (même que Bertrand y va direct de la gare à pied, si, si), et j’oubliais près des étangs d'Ixelles, le fameux Café Belga mais bon comme tout il est en travaux à côté, ça gâche le quartier.

    Après le contenant, le contenu, mes préférences vont à la Maredsous (cette fois-ci je sais l’écrire !), la Ciney et la Trolls, hic !

  • EASTON ELLIS Bret (EU)

    Ecrivain américain né en 1964 à Los Angeles.

    8c31528ed2c67d3151fc9235fdf030f9.gifLes Lois de l'attraction (The Rules of Attraction - 1987)

    Descente aux enfers avec pour cadre un campus américain, ou la vie dissolue, voire dépravée des étudiants. C’est noir, glauque et illustre à merveille l’adage « Sex, Drugs & Rock’n’roll ». Sinon ça se lit bien et c’est pas mal même si ce n’est pas vraiment ma tasse de thé. En option. Quant au film...et bien il est presque mieux!

    Note: 6/10

    Editeur: 10/18 - Domaine Etranger

  • COMBESCOT Pierre

    Journaliste et écrivain né en 1940 à Limoges. A reçu le prix Prince Pierre de Monaco pour l'ensemble de son oeuvre.

    6f7f5e3f4a76a5eb9c894a4af23a8734.gifLes Diamants de la guillotine (2003)

    L’affaire du Collier décryptée ou chronique d’un scandale. Détail de la vie de la Cour, l’Histoire devient un roman, l’auteur analyse les étapes de cette affaire et l’état d’esprit des acteurs de cette farce (Marie-Antoinette, le cardinal de Rohan, la comtesse de Valois) qui vont précipiter la fin de la monarchie. Le tout servi par une excellente plume. Extrait d’un pamphlet de l’époque : « Reine de France en apparence / Vous l’êtes plus réellement / Des ministres de la toilette / Des comédiens, des histrions, / Et bravant en tout l’étiquette, / Des filles vous avez le ton… ». A lire absolument.

    Note: 10/10

    Editeur: Pocket

  • PLOQUIN Frédéric (France)

    Frédéric ploquin, auteur de plusieurs livres sur le monde policier,  est grand reporter au journal Marianne.

    806378ac5c6e4a1abfd61d17340639b3.gifParrains & caïds - La France du grand banditisme dans l'oeil de la PJ (2005)

    On découvre au fil des pages les célébrités du milieu du nord au sud du pays, leur fonctionnement (base arrière en Espagne), leur business (joyeux mélange de prostitution, jeux, drogue, racket…), leur mode de vie (grosses voitures, grosses maisons…tout il et gros en somme, même les sobriquets « Dédé le Gros »..), et leur fin souvent précoce pour raison « accidentelle ». On côtoie Francis le Belge puis le Chinois en passant par les frères Hornec et autres sommités. Le hic est de lire toutes ces connexions avec le monde politique, c’est gênant tout ça, l’impression d’une véritable république bananière (surtout au sud) et retour sur l’assassinat de Yann Piat. Outre le travail documentaire passionnant, ce livre est très bien écrit et se lit comme un polar avec des scènes drolatiques tant ces bandits ont du culot (lors d’une filature, les voyous font demi tour et foncent sur la voiture des flics à toute allure), bref ça décape !! Sans compter les moult sobriquets, dont « Alain Delon » et « Jospin », qui dit mieux ? Par contre, mal de crâne garanti en voyant les chiffres valser (vols, braquages…). Instructif.

    Note: 8/10

    Editeur: Fayard

  • L'Associé du Diable

    296abdc8394b4e5e8299e388ef1bcae7.jpgAvec: Al Pacino, Keanu Reeves

    Réalisateur: Taylor Hackford (EU)

    Année: 1998

    Fantastique / Thriller. Ca commence pas mal, même si c'est très américain: le parcours d'un jeune avocat ambitieux, bien de sa personne, sa femme est belle of course, il gagne tous ses procès, normal, rien ne lui résiste. Il est débauché par une des plus grosses boites de NY et là ça part en vrille avec des manipulations / hallucinations... tout ça pour un final grotesque au possible illustrant le bien, le mal, etc... C'est basique, manichéen, lourd... un bon gros navet américain en somme.

    Note: 0/10

  • Les 55 jours de Pékin

    651879335.jpgAvec: Charlton Heston, Ava Gardner

    Réalisateur: Nicholas Ray (EU)

    Année: 1963

    Historique / Drame / Guerre. Pékin en 1900, la révolte des Boxers. Une grande fresque s'appuyant sur un évènement crucial de l'histoire de Chine: la guerre que les Boxers, soutenus par l'impératrice Ci Xi, vont mener contre les étrangers. Un film qui a très bien vieillit, excellents décors (le film a été tourné à Madrid), une bonne mise en scène avec des batailles grandioses, une histoire d'amour pas trop tarte (ah, la belle Ava!), d'excellents acteurs qui fument et boivent à tout va (serait-ce possible dans une grande production hollywoodienne aujourd'hui? J'en doute). Ok, ok, l'impératrice et ses généraux n'ont pas grand chose de chinois et la dernière scène est un peu guimauve, pas grave. Seul bémol, sur le plan historique, le contexte initial est mal retranscrit car la révolte se fait à l'origine contre les missionnaires et le film occulte la dimension religieuse et les milliers de chinois chrétiens massacrés. Les étrangers sont présentés comme les victimes courageuses et résistantes et la fin du film prône leur victoire, passant sous silence les "nettoyages" violents qui vont avoir lieu ensuite... mais bon, ça date de 63, ne l'oublions pas!

    Note: 7/10